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Les auteurs de Boxap 13-07 répondent aux questions de nos blogueurs partenaires

 

Amalia Anastasio est un couple qui écrit à quatre mains. Nos blogueurs ont eu quelques questions à leur poser au sujet de leur roman Boxap 13-07, une dystopie dans la veine de la série Black Mirror :

Ou découvrez leurs interviews complètes ci-dessous !


Quentin – Acaniel

Je suis ravi de pouvoir vous interviewer suite à ma lecture du roman Boxap 13-07.

Quels ont été vos parcours personnels ?

Alain : J’ai pratiqué beaucoup de métiers différents, du dépannage de flippers et jeux de bar à mon métier actuel de formateur technique en passant par la plomberie, le chauffage et l’informatique, pour les grandes lignes. Chaque fois que je m’ennuyais, hop, je changeais de métier. L’inconvénient est que l’on est souvent débutant et donc, pas très bien payé. Faut ce qu’il faut. Je n’ai jamais vraiment voyagé, aimant créer mes mondes personnels comme des films. Vivre de mon écriture a été le grand rêve durant toute ma vie et j’ai donc toujours écrit.

Céline : Je suis traductrice. Je suis donc, d’une certaine façon, dans l’écriture depuis longtemps, mais je n’avais jamais écrit moi-même. Boxap 13-07 est mon premier roman. Je suis franco-allemande. J’ai vécu en Allemagne, en Irlande et au Burkina Faso.

Qu’est-ce qui vous a poussé vers l’écriture d’un roman à quatre mains ?

Céline : Quand j’ai rencontré Alain et qu’il m’a parlé de ses livres, que j’en ai lu, certains qui avaient été publié et d’autres encore sous forme de manuscrits, cela m’a donné envie d’écrire. J’avais bien une idée, mais je ne savais pas trop comment m’y prendre. Alain m’a proposé de l’écrire à deux. On a longuement parlé de l’histoire, en marchant, dans la voiture, partout, avant de nous mettre à l’écriture.

Alain : Je n’ai rien à ajouter sinon que ce fut une merveilleuse aventure, un rêve que j’ai réalisé, à savoir écrire à 4 mains. Boxap 13-07 n’a rien à voir avec ce que j’écris d’habitude et c’est génial.

Qu’est-ce qui vous a inspiré cet univers dystopique, presque glacial et parfois dénué d’humanité ?

Céline :L’idée de base est venue de moi. En observant ma fille ado, les jeunes (et les moins jeunes) qui passent beaucoup de temps devant des écrans, je me pose des questions. Notre monde devient de plus en plus numérique et virtuel. Je me suis demandé sur quoi tout ça pouvait bien aboutir. Ce monde glacial et déshumanisé existe déjà en partie : disparition des guichets administratifs (les démarches doivent se faire en ligne), caisses automatiques dans les supermarchés, production industrielle robotisée, e-shopping, e-learning, etc. La relation humaine disparaît de l’espace public. Les loisirs aussi sont beaucoup tourné vers des activités sur écran. Nous avons juste un peu poussé dans l’exagération.

Alain: L’idée m’a immédiatement séduit et j’avais aussi beaucoup de choses à dire sur le sujet. Ce fut un régal de plonger de plus en plus profondément dans cet univers si proche qu’on le touche déjà.

La société moderne et ses travers ont une part importante dans votre roman. J’aime les histoires qui passent des messages. Pensez-vous qu’un autre monde est possible, un peu comme ce que Jef et Astur vivent au quotidien ?

Céline :Oui, bien sûr ! Il est déjà en construction. Beaucoup de gens ont déjà fait le choix d’une vie alternative, sans technologie, en polluant le moins possible, et essayent de vivre près de la nature. D’autres choisissent de continuer à vivre sans se décider pour l’un ou pour l’autre. Pour le moment, on peut encore vivre « à cheval » entre ces deux monde. Aujourd’hui, on peut cultiver son potager et avoir une chaîne YouTube où l’on trouve même une multitude conseils pour ledit potager !), mais nos enfants et petits-enfants pourront-ils continuer de vivre ainsi, un pied dans le virtuel et un autre dans le réel ? Personnellement, j’en doute.

Alain : Rien à ajouter. J’espère vraiment qu’un autre monde est possible !

Pensez-vous que l’on va irrémédiablement vers ce genre de futur, si rien n’est fait pour changer la donne ?

Il est difficile de laisser tomber le confort dans lequel nous vivons. Nous sommes sous l’influence de la publicité, nous sommes même manipulés par elle. Cette manipulation est en place de puis longtemps, mais elle est de plus en plus insidieuse, elle s’appuie sur les découvertes des neurosciences pour nous faire croire qu’on a besoin de telle ou telle chose. Nos goûts, notre mode de vie, toutes nos données personnelles récoltées par les applis, les cookies, etc. ne servent qu’à adapter la publicité pour qu’elle soit encore plus efficace. On croit avoir toujours notre libre arbitre. En réalité, nous sommes sommes pris dans un rouleau compresseur de consommation de masse. Je vous conseille de regarder la petite série « Dopamine » sur arte.tv. Sommes-nous tous accros aux « likes » ? La question est complexe. Il est difficile de démêler le bien du mal dans cette affaire, comme il est difficile de distinguer les fake news des vraies infos…

 

Je ne peux m’empêcher de poser cette question, tellement j’ai apprécié le lien entre votre histoire et un épisode de Black Mirror. Avez-vous été inspiré par cette série ?

Céline : Black Mirror ! C’est marrant, ce qui s’est passé avec Black Mirror. J’ai entendu parler de cette série pour la première fois par une copine à qui je racontais l’histoire de Boxap 13-07. On a avait presque fini l’écriture. Elle m’a dit : « Ce que tu me racontes là, ça me fait trop penser à Black Mirror ! Quoi, tu ne connais pas ? Il faut absolument que tu regardes ça ! » Quand j’ai l’ai vu, notamment ce fameux épisode « 15 millions de mérites », je suis tombée des nues. « Mince ! Ils ont écrit la même chose que nous ! » Bon, ce n’est pas tout à fait pareil, mais les points communs sautent aux yeux. En même temps, c’est normal d’en arriver aux mêmes conclusions quand on questionne un tant soit peu le monde actuel. Je suis devenue une grande fan de Black Mirror grâce à Boxap 13-07 !

Alain : j’étais avec Céline chez cette copine et, pareil, j’ai vu Black Mirror après avoir écrit Boxap 13-07. On va dire que de toute façon, ce sujet est dans l’air du temps, non ?

J’ai beaucoup aimé votre façon d’écrire et de raconter les choses. Envisagez-vous d’écrire un autre roman prochainement ?

Merci ! Cela fait plaisir à entendre 🙂

Oui !Le synopsis d’une suite de Boxap existe déjà (avec beaucoup de rebondissements, d’explications et de révélations) et nous n’attendons que le feu vert de Scrineo pour l’écrire ! Cela va dépendre aussi du succès de Boxap 13-07. Mais ce n’est pas l’envie ni les idées qui manquent !

Nous avons par ailleurs d’autres projets d’écriture en cours, chacun de son côté.

Alain : J’ai récemment mis en ligne sur « Amazon » les écrits les plus aboutis. Vous pouvez les trouver ici :
https://www.amazon.fr/s?k=galindo+alain&i=digital-text&__mk_fr_FR=ÅMÅŽÕÑ&ref=nb_sb_noss

 

Tiphanie du blog Lirado

Qu’est-ce qui a impulsé l’écriture du roman Boxap 13-07 ?

 

Céline ;L’idée de base est venue de moi. En observant ma fille ado, les jeunes (et les moins jeunes) qui passent beaucoup de temps devant des écrans, je me pose des questions. Notre monde devient de plus numérique et virtuel. Je me suis demandé sur quoi tout ça pouvait bien aboutir.

 

Comment avez-vous imaginé et créé l’univers futuriste de Boxap 13-07 ? Quelles ont été vos sources d’inspiration ?

 

L’observation du présent. Le monde déshumanisé que nous décrivons existe déjà en partie : disparition des guichets administratifs (les démarches se font désormais en ligne), caisses automatiques dans les supermarchés, production industrielle robotisée, e-shopping, e-learning, etc. La relation humaine disparaît de l’espace public. Les loisirs aussi sont beaucoup tourné vers des activités sur écran. Nous avons voulu attirer l’attention sur cette évolution.

Nos sources d’inspiration littéraires sont des romans comme « Ravage », « 1984 » ou « Le meilleur des mondes ». « Demain les chiens » de Clifford D. Simak est également important et Boxap 13-07 contient d’ailleurs un petit clin d’oeil à ce livre. Sans vouloir avoir la prétention de jouer dans la même cour, Boxap 13-07, comme eux, est plus qu’une histoire qui se passe dans le futur. C’est un questionnement sur le monde actuel.

 

Quel regard sur la technologie actuelle, l’ultra-connexion et les innovations portez-vous ? Est-il aussi sombre et terrifiant que dans votre roman ?

 

Nous avons une vision un peu divergente là-dessus.

 

Céline : Je dois dire que je suis inquiète pour les générations futures.

D’un côté, toutes ces technologies sont formidables, elles nous apportent un grand confort, des possibilités de communication et d’information extraordinaires. Encore faut-il savoir bien les utiliser, vérifier les sources d’information, gérer son temps online, rester actif, et créatif, continuer à se servir de notre mémoire, garder l’esprit critique… et maintenir le lien social d’humain à humain, sans l’intermédiaire de la machine ! Or, la tendance que j’observe, c’est tout le contraire. Il suffit de se documenter sur Cambridge Analytics et les dernières élections présidentielles aux USA pour s’en rendre compte.

Aussi, je suis assez préoccupée par les menaces qui pèsent sur la biodiversité et le climat. Je pense que nous allons vers des bouleversements profonds au niveau mondial et je ne sais pas si nous sommes bien préparés. Alain est plus optimiste que moi !

 

Alain : Effectivement, je suis moins inquiet que Céline. Je considère déjà que le monde dans lequel nous vivons n’est peut-être que la projection d’une réalité tout autre, comme le décrit Platon dans son allégorie de la caverne. Je me reconnais aussi dans les propos de Philippe Guillemant et d’autres dans cette mouvance qui nous prouvent, en théorie seulement, que d’autres dimensions existent.

Du coup, vivre dans un Boxap sans savoir qu’un autre monde existe ne serait pas différent de notre vie actuelle où nous ignorerions tout de la « vraie » vie. Il se pourrait que je m’y fasse. Hélas.

Développer cette idée ici prendrait trop de place.

 

 

 

De mon point de vue, l’écriture mise beaucoup sur la description de cet univers futuriste, son fonctionnement, son vocabulaire…parfois un peu au détriment de l’action, était-ce pour vous le plus important de passer du temps sur la présentation de ce monde futuriste / quelque chose à laquelle vous teniez particulièrement ?

 

La description de cet univers a été en effet important, mais l’action est toujours là, même si parfois, elle se résume à des faits et gestes qui peuvent paraître banals, surtout au début du livre. Il fallait bien planter le décor ! On a voulu que cet univers complexe soit cohérent et crédible pour permettre au lecteur de s’immerger complètement dedans. Plutôt que de faire de longues descriptions statiques, il nous a semblé plus ludique de l’axer autour d’une aventure vécue par des personnages se débattant dans ce décor. Un choix comme un autre, en fait.

 

Comment s’est déroulée l’écriture à 4 mains de ce roman ?

 

Céline : Boxap 13-07 est mon premier roman. Alain, lui, en a déjà écrit des tas d’autres. En lisant ses textes et en parlant avec lui de son travail, j’ai eu envie d’écrire, moi aussi. Or, si j’avais l’idée, je ne savais pas trop comment m’y prendre. L’angoisse de la page blanche ! Alain m’a proposé de l’écrire à deux et j’ai accepté, ravie.

 

Alain : Exactement. Nous avons essayé d’écrire dans la même pièce, côté à côte devant l’ordinateur et ce n’est pas possible. Alors, j’ai proposé d’écrire une trame dans laquelle je laisserai des « trous » pour les sujets qui me semblaient plus faciles à développer avec la vison de Céline. Ce fut un succès et, au final, je serais incapable de savoir ce qui fut écrit par moi puis revu par Céline et inversement.

Envisagez-vous une suite à Boxap 13-07 ?

 

Oui ! Il y a encore tant de choses à dire, on n’a pas pu tout raconter, sinon le roman aurait été trop long ! D’où cette fin un peu ouverte, qui a dérangé certains lecteurs. Aussi, nous aimons que les lecteurs essayent d’imaginer la suite de l’histoire. Après tout, nous racontons un pan de vie d’Aïleen, d’Astur et des autres personnages, et tant qu’ils sont en vie, leur histoire continue.

Ceci dit, nous aussi, nous avons déjà imaginé la suite. Et nous en avons parlé : le synopsis existe (avec beaucoup de rebondissements, d’explications et de révélations) et nous n’attendons que le feu vert de Scrineo pour l’écrire ! Cela va dépendre aussi du succès de Boxap 13-07. Mais ce n’est pas l’envie ni les idées qui manquent !

Nadège du blog Ma Little Clémentine

Comment pourriez-vous décrire votre roman en quelques mots ?

 

Pour simplifier, c’est un roman d’anticipation, une dystopie, qui s’adresse à un public plutôt jeune. Sans être de grands lecteurs de science-fiction, nous avons été marqués par certaines œuvres, et nous nous inscrivons dans la lignée de romans comme « Ravage », « 1984 » ou « Le meilleur des mondes ». « Demain les chiens » de Clifford D. Simak est également un roman important et Boxap 13-07 contient d’ailleurs un petit clin d’œil à ce livre. Sans vouloir avoir la prétention de jouer dans la même cour, Boxap 13-07, comme eux, est plus qu’une histoire qui se passe dans le futur. C’est un questionnement sur le monde. Il ne s’adresse pas seulement aux jeunes, ni spécialement aux fans de science-fiction. Il s’adresse à tous les âges. Nous connaissons des quadras, des quinquas, et même des septuagénaires qui l’ont apprécié.

 

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire sur le sujet de l’hypertechnologie, et pourquoi en duo ?

 

Céline ;L’idée de base est venue de moi, en observant ma fille ado, les jeunes (et les moins jeunes) qui passent beaucoup de temps devant des écrans. Notre monde devient de plus numérique et virtuel. Je me suis demandé sur quoi tout ça pouvait bien aboutir. Le monde déshumanisé que nous décrivons existe déjà en partie : disparition des guichets administratifs (les démarches se font désormais en ligne), caisses automatiques dans les supermarchés, production industrielle robotisée, e-shopping, e-learning, etc. La relation humaine disparaît de l’espace public. Les loisirs aussi sont beaucoup tourné vers des activités sur écran. Nous avons voulu attirer l’attention sur cette évolution.

Pourquoi en duo ? Boxap 13-07 est mon premier roman. Alain, lui, en a déjà écrit des tas d’autres. En lisant ses textes et en parlant avec lui de son travail, j’ai eu envie d’écrire, moi aussi. Or, si j’avais l’idée, je ne savais pas trop comment m’y prendre. L’angoisse de la page blanche ! Alain m’a proposé de l’écrire à deux et j’ai accepté, ravie. On a longuement parlé de l’histoire, en marchant, dans la voiture, partout, avant de nous mettre à l’écriture.

Alain : Exactement. Nous avons essayé d’écrire dans la même pièce, côté à côte devant l’ordinateur et ce n’est pas possible. Alors, j’ai proposé d’écrire une trame dans laquelle je laisserai des « trous » pour les sujets qui me semblaient plus faciles à développer avec la vison de Céline. Ce fut un succès et, au final, je serais incapable de savoir ce qui a été écrit par moi puis revu par Céline et inversement.

 

Vous-mêmes, quel est votre rapport face à toute cette technologie qui prend de plus en plus de place dans nos vies ?

 

Nous avons une vision un peu divergente là-dessus.

 

Céline : Cette tendance m’inquiète.

D’un côté, toutes ces technologies sont formidables, elles nous apportent un grand confort, des possibilités de communication et d’information extraordinaires. Encore faut-il savoir bien les utiliser, vérifier les sources d’information, gérer son temps online, rester actif, et créatif, continuer à se servir de notre mémoire, garder l’esprit critique… et maintenir le lien social d’humain à humain, sans l’intermédiaire de la machine ! Or, la tendance que j’observe, c’est tout le contraire. Il suffit de se documenter sur Cambridge Analytics et les dernières élections présidentielles aux USA pour s’en rendre compte.

Aussi, je suis assez préoccupée par les menaces qui pèsent sur la biodiversité et le climat. Je pense que nous allons vers des bouleversements profonds au niveau mondial et je ne sais pas si nous sommes bien préparés. Alain est plus optimiste que moi !

 

Alain : Effectivement, je suis moins inquiet que Céline. Je considère déjà que le monde dans lequel nous vivons n’est peut-être que la projection d’une réalité tout autre, comme le décrit Platon dans son allégorie de la caverne. Je me reconnais aussi dans les propos de Philippe Guillemant et d’autres dans cette mouvance qui nous prouvent, en théorie seulement, que d’autres dimensions existent.

Du coup, vivre dans un Boxap sans savoir qu’un autre monde existe ne serait pas différent de notre vie actuelle où nous ignorerions tout de la « vraie » vie. Il se pourrait que je m’y fasse. Hélas.

Développer cette idée ici prendrait trop de place.

 

Quels sont les messages que vous avez eu envie de transmettre au travers de cette histoire ?

 

Le message principal serait de faire attention au monde qu’on nous propose. En façade, il est idéal, avec tous ses appareils qui nous facilitent la vie : réseaux sociaux, applis, smartphones, machines, avions, drones, robots. Mais que se cache-t-il derrière ? La croissance économique et la consommation de masse sont très polluants et aliénants. On avait envie d’orienter nos lecteurs vers ce genre de réflexion.

 

Ayant moi-même beaucoup aimé ce roman, la fin m’a toutefois laissé avec un grand sentiment de frustration. Prévoyez-vous une suite où est-ce volontaire de votre part ?

 

Oui aux deux questions ! La fin ouverte est volontaire car sinon, le roman aurait été trop long. Il y aurait encore tant de choses à dire ! Aussi, nous aimons l’idée que les lecteurs essayent d’imaginer la suite de l’histoire. Après tout, nous racontons un pan de vie d’Aïleen, d’Astur et des autres personnages, et tant qu’ils sont en vie, leur histoire continue. Ceci dit, nous aussi, nous avons imaginé la suite. Et nous en avons parlé : le synopsis existe déjà (avec beaucoup de rebondissements, d’explications et de révélations) et nous n’attendons que le feu vert de Scrineo pour l’écrire ! Cela va dépendre aussi du succès de Boxap 13-07. Mais ce n’est pas l’envie ni les idées qui manquent !

 

Qu’est-ce que vous aimeriez dire aux futurs lecteurs de votre livre pour leur donner envie de le découvrir ?

 

Imaginez que vos fenêtres soient remplacées par des écrans et que au lieu de sortir, vous enverriez un avatar dans un restaurant virtuel. Vous n’y arrivez pas ? Lisez Boxap !

 

Et enfin, auriez-vous une petite exclusivité à nous partager, suite, projet de nouveau roman etc ?

 

Céline : Mise à part une éventuelle suite de Boxap 13-07, nous avons d’autres projets d’écriture en cours, chacun de son côté. Je travaille sur un texte retraçant la vie d’un personnage féminin dont je ne veut pas encore dévoiler l’identité.

Alain : J’écris depuis longtemps, et tout le temps ! Mes livres sont d’un tout autre style que Boxap 13-07, ils portent plus sur le sens de la vie, sur une seconde chance, écrit dans un style décalé et surréaliste, mêlant humour et réflexion. Parfois, ce sont des histoires très dures où je parle de maltraitance et de désamour. J’ai aussi écrit pour enfants d’une dizaine d’années « Le tunnel ». Ce roman en deux volumes raconte les aventures de deux enfants qui entrent dans un tunnel de chemin de fer désaffect qui les fait voyager dans le temps.

J’ai récemment mis en ligne sur « Amazon » les écrits les plus aboutis :

Vous pouvez les trouver ici :

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– et « Chez Ed »(sous le pseudo de Blou Noun) : un roman racontant la vie de clandestins sur un bateau pas très recommandable. À la limite du surréaliste, lui aussi. Avec beaucoup d’humour, aussi.

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Amazon.fr : blou noun : Boutique Kindle

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Juliette du blog Les tentatrices

Comment avez-vous trouvé autant d’inspiration à propos du vocabulaire utilisé ? En effet, les mots sont peu communs et très bien trouvés… C’est très ingénieux !

 

Céline : Je suis traductrice technique depuis de nombreuses années et j’ai traduit bon nombre de logiciels et d’ouvrages sur les logiciels. C’est donc un domaine que je connais. C’est peut-être ça qui m’a permis d’inventer facilement de nouveaux mots et de rédiger un glossaire. Nous nous sommes aussi beaucoup inspiré de ce qui existe déjà dans la technosphère et avons joué avec.

 

Alain : J’adore les néologismes et j’en invente dans ma vie de tous les jours (mais tous les jours, n’est-ce pas!). De fait, pour moi, transformer « S.D.F. » en « esdef » me paraît logique. J’avoue avoir adoré ceux de Céline, comme par exemple MugXXL et d’autres dont elle a le secret.

 

Comment s’est déroulée l’écriture du quatre mains ? N’est-ce pas compliqué d’écrire avec quelqu’un d’aussi proche de vous ? Vous êtes vous disputé pour certaines choses ?

 

Céline :Disputés, non, même si parfois l’ambiance était un peu tendue, parce que chacun défendait sa version et ne voulait pas lâcher le morceau… 😉 En fait, on n’habite pas ensemble, et le plus gros du travail s’est fait à distance. Hormis toutes les conversations que nous avons eues en amont, bien sûr, et on peut dire que nous en avons longuement parlé ! Ensuite, Alain écrivait la trame, m’envoyait par mail sa production du jour, je la lisais, je faisais mes commentaires, on en discutait, puis j’écrivais tout ce qui manquait dans ce premier texte. Et ainsi de suite, chaque jour jusqu’à la fin. Ensuite, nous l’avons lu et relu maintes fois et à chaque fois, le texte a changé.

Alain : Oui, parfois l’ambiance était tendue et il faut savoir lâcher prise, se dire que même si l’on pense avoir raison, il se peut qu’on se trompe. C’est dur, pour moi, mais j’ai bien avancé dans ma vie grâce à Céline et à notre bouquin. Je pense que ce livre est vraiment un mélange de nous deux et que nous ne pourrons (peut-être) pas écrire dans ce même style chacun de notre côté. Et j’aime penser ça.

 

Si c’était à refaire, que changeriez-vous ? (Si vous changiez quelque chose)

 

Céline : Rien ! Je trouve qu’on a trouvé la bonne façon de procéder. J’ai un très bon souvenir de cette période. Un peu comme si on était parti en voyage sur un autre continent, où il y a tout à découvrir.

Alain : Pareil. Nous sommes partis visiter un monde que nous inventions au fur et à mesure de notre promenade. Et chaque fois, l’un de nous attirait l’attention de l’autre sur la nouvelle merveille qu’il venait de découvrir. Magique, non ?

Alors, si c’était à refaire (et j’espère que ce sera à refaire pour une éventuelle suite, si le premier marche bien), je ne changerais rien, non plus.

 

Quelle serait votre plus belle réussite avec ce roman ? (adaptation au cinéma, toucher un public particulier, prix… ?)

 

Céline : Pour moi, le fait d’être éditée est déjà énorme ! Et je suis très heureuse d’avoir les retours des lecteurs, pour l’instant plutôt positifs et ça fait chaud au cœur. J’aimerai qu’un maximum de gens de toutes catégories et de tous âges le lisent parce que je pense que son message est universel, ça concerne tous les humains.

Alain : Cela va paraître prétentieux, voire orgueilleux, mais la plus belle chose qui pourrait m’arriver c’est de croiser quelqu’un dans le métro, ou dans un lieu public, qui soit en train de lire Boxap 13-07 et qui semble heureux de sa lecture. Si en plus Céline est à côté de moi, je crois que ça serait là la plus belle réussite.

Bon, et s’il est adapté au cinéma, bien sûr, je ne pleurerais pas, n’est-ce pas ?

 

Comment avez-vous trouvé votre fin ? Etait-elle présente dès le début de l’écriture ?

 

Céline : Non, elle n’était pas présente dès le début. Nous nous sommes arrêtés là parce qu’il fallait bien s’arrêter… si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais bien écrit 300 pages de plus ! Il y a tellement de choses à raconter. Mais qui sait, si Boxap 13-07 a un ééééénorme succès, il y aura peut-être une suite…

Alain : Tout à fait en accord avec Céline ! On a encore bien des choses à dire !